La capacité aéroportuaire : un élément d'aide à la décision

Critère « parlant » pour le grand public en raison de sa simplicité apparente, la capacité aéroportuaire (flux d'avions ou de passagers que l'aéroport est en mesure d'écouler) est devenue l’un des éléments forts du débat sur l’aménagement et la planification aéroportuaire. Les études de capacité peuvent avoir diverses finalités :

La capacité peut ainsi être avancée pour contester ou à l’inverse soutenir le bien-fondé d'un projet. C'est aussi un argument commercial de poids dans la compétition que se livrent les principales plates-formes. Par exemple, la capacité de développement figurée par la différence entre la capacité maximale et le trafic actuel d’un aérodrome est un potentiel qui peut attirer une compagnie souhaitant développer un hub.

La capacité aéroportuaire est également un paramètre déterminant du projet de développement de l'aéroport. C'est en effet la constatation que la capacité actuelle ne suffit pas à absorber le trafic connu qui déclenche de nouveaux investissements. De même, c'est la comparaison entre l'évolution de la capacité et la prévision de trafic qui permet de programmer les investissements à venir. Le calcul de capacité intervient donc en amont de tout projet aéroportuaire important - avec les études techniques, d'environnement et financières - comme critère de la décision d'opportunité d'engager des investissements.

La capacité aéroportuaire peut également être utilisée pour montrer que seule une coordination des vols est en mesure, dans un délai très court (mise en place d'un hub, par exemple), de permettre un accès satisfaisant de compagnies aériennes à un aéroport.

Exprimé de façon simple, le critère de capacité doit cependant être présenté avec précaution. Il convient en particulier d'éviter trois écueils principaux :


page à jour au 3/11/2014