L'aire de mouvement d'un aérodrome comprend toutes les infrastructures aménagées en vue des opérations de décollage et d'atterrissage des aéronefs, ainsi que de leurs évolutions au sol ou en translation. On distingue l'aire de manoeuvre, qui comprend la ou les pistes et les voies de relations, et l'aire de trafic destinée à recevoir les aéronefs pendant les opérations d'escale ; l'aire de trafic comprend les voies de desserte et les aires de stationnement.Ces infrastructures présentent la particularité, comparativement aux chaussées routières, de recevoir un trafic modéré en volume mais plus contraignant pour les chaussées.
Le STAC intervient dans ce domaine de plusieurs manières :
il participe aux programmes internationaux destinés à définir une nouvelle méthode de dimensionnement des chaussées aéronautiques et coordonne les actions des organismes français associés à ce projet : Laboratoire central des ponts et chaussées, Aéroports de Paris, etc ;
il participe à des expérimentations afin de mieux connaître le comportement des chaussées sous la charge des avions très gros porteurs ;
il réalise des études générales de doctrine qui font l'objet de publications ;
il assure en liaison, avec les différents organismes constituant le réseau technique des bases aériennes, le suivi des chaussées des aéroports français à l'aide notamment d'une remorque de portance développée au STAC et prochainement du HWD (Heavy Weight Deflectometer) ;
il developpe des méthodes et moyens de mesure en particulier dans le domaine de la glisssance. Un appareil de mesure automatique de la glissance, l'IMAG, conçu par le STAC et développé en collaboration avec Aéroports de Paris, a été choisi comme appareil de référence pour l'élaboration de l'indice de friction international IRFI.