Prévision des hauteurs d’eau sur piste :
développement du logiciel OPHELIA

Les performances et les limitations opérationnelles des avions à l'atterrissage et au décollage dépendent fortement de l'état de surface des pistes, lequel peut être sévèrement dégradé lorsque les conditions météorologiques sont mauvaises. L'information sur la contamination des pistes s'avère en conséquence capitale, c’est d’ailleurs pourquoi le nouveau système international de report de l’état de surface des pistes (Global Reporting Format) se focalise sur la caractérisation de la nature, de l’épaisseur et de l’étendue de cette contamination.

Aujourd’hui, l’évaluation de l’épaisseur d’eau sur la piste et le repérage des zones d’accumulation se fait le plus souvent par le biais d’inspections visuelles de la piste et de simples mesures à la règle. Or, ces méthodes sont peu satisfaisantes du fait de la superficie que doivent couvrir les opérateurs dans des conditions d’occupation de la piste compatibles avec les contraintes de capacité des aéroports.

Le STAC et le CEREMA ont donc co-développé un outil de diagnostic qui permet d’optimiser le suivi d’état de surface des pistes aéronautiques. Le logiciel OPHELIA (Outil de Prévision des Hauteurs d’Eau sur les pistes pour l’Information Aéronautique) s’appuie sur une acquisition à haut rendement des caractéristiques de surface de la piste. La modélisation de la géométrie de surface (pentes, textures) et des écoulements d’eau permet ensuite d’estimer les hauteurs d’eau sur l’ensemble de la piste à partir des intensités de précipitation mesurées ou prédites par les services météorologiques.

 

Prédiction des hauteurs d’eau sur le maillage d’une piste aéroportuaire – © DGAC/STAC

 

 

 

 

 

L’outil est aujourd’hui en cours de validation expérimentale sur les plateformes aéroportuaires de Lyon et Strasbourg. Une fois déployé opérationnellement, il pourrait être utilisé pour optimiser la programmation des inspections de piste (fréquence, ciblage des zones d’accumulation) et pour aider à la décision en matière d’entretien et de maintenance de la surface de piste.

Mise à jour le 4 décembre 2017