Bien que les emprises aéroportuaires soient considérées comme des zones industrielles par le référentiel européen « Corine Landcover » (base de données européenne d’occupation biophysique des sols), elles sont constituées en moyenne de plus de 75% d’espaces verts. Les aéroports abritent ainsi de nombreux habitats et espèces ordinaires ou remarquables, pouvant être protégés ou d’intérêt patrimonial. Cette richesse écologique est d’autant plus intéressante que les aéroports sont majoritairement de vastes espaces enclavés dans des zones urbaines ou agricoles.

La biodiversité aéroportuaire peut également être à l’origine d’un risque pour la sécurité aérienne dans le cadre de collisions entre un animal et un aéronef.

Il doit donc être précisé que les actions en faveur de la biodiversité ne doivent pas occulter les impératifs de sécurité qui régissent l’activité aérienne. En matière de prévention du risque animalier, il est important de rappeler que la réglementation nationale en vigueur impose, pour la majorité des aérodromes, la mise en œuvre de mesures appropriées d’effarouchement ou de prélèvements des animaux et la mise en œuvre d’actions préventives visant à rendre inhospitalier les aérodromes aux animaux par une gestion appropriée de l’environnement naturel et la pose de clôtures adaptée au risque.

Le 12 octobre 2017, la conférence « Aéroports et Biodiversité » organisée par le STAC a réuni plus de cent personnes venant de domaines d’activités variés (gestionnaires d’aéroports, associations de protection de la nature, services de l’Etat...) et ayant des enjeux et des problématiques diverses.

En effet, les enjeux du transport aérien, en termes de sécurité et de développement, peuvent parfois s’opposer aux enjeux de préservation de la biodiversité.

Des exemples concrets de démarches mises en place sur des aéroports ont montré que la biodiversité pouvait être préservée et valorisée sans nuire à la sécurité aérienne.

Cependant, cette biodiversité aéroportuaire et son interaction avec la gestion des aéroports n’apparaissent pas encore suffisamment étudiées pour que l’on puisse réellement les quantifier et les qualifier précisément.

En 2017, le STAC a lancé son premier programme d’actions en faveur de la biodiversité aéroportuaire :

  • Enquête sur la prise en compte de la biodiversité par les gestionnaires d’aéroports
  • Etude sur la composition et la gestion du couvert végétal
  • Etude sur les méthodes d’évaluation et de suivi de la biodiversité aéroportuaire
  • Tests sur de nouveaux matériels d’effarouchement des oiseaux
  • Organisation d’une première journée d’échanges sur la biodiversité aéroportuaire

Le STAC souhaite créer un réseau national associant la DGAC, les aéroports et des partenaires venant notamment du monde de l’environnement et de la recherche pour améliorer la connaissance de la biodiversité aéroportuaire et travailler ensemble sur la conciliation et les interactions entre biodiversité et aéroports.

 

Publications STAC

Mise à jour le 16 octobre 2018