Contrairement à la mesure du bruit des avions, mesurer la pollution atmosphérique uniquement d'origine aéronautique est impossible en air ambiant, car les polluants émis se mélangent à ceux issus d'autres secteurs d'activités et il n'existe pas de "marqueurs" spécifiques à l'aviation. Qui plus est, la proximité entre l'aéroport et son agglomération ne facilite pas l’identification des sources de pollution.

Les méthodes de mesure

Il existe deux principales méthodes de mesure de la qualité de l'air :

  • les méthodes d’analyse en continu permettent de suivre en temps réel la concentration des polluants dans l'air ambiant ;
  • les méthodes d’analyse a posteriori, moins onéreuses, permettent de réaliser une cartographie de la pollution moyenne sur un laps de temps plus long. Ces méthodes nécessitent une analyse ultérieure en laboratoire.

Les différentes méthodes automatiques d’analyse en continu utilisent :

  • des analyseurs conventionnels : les appareils sont placés en divers points caractéristiques (seuil de piste, parking d'avions, zone de maintenance…), ainsi l'air échantillonné par chaque appareil permet une analyse spécifique de la concentration des principaux polluants gazeux de l'atmosphère ;
  • des spectromètres : les différents polluants présents dans l'air absorbent spécifiquement certaines longueurs d’onde du spectre lumineux, l'analyse optique de cette lumière à l'aide d'un spectromètre permet de mesurer la concentration des polluants sans faire de prélèvement.

Les différentes méthodes d’analyse a posteriori utilisent :

  • des tubes à diffusion passive : ils contiennent un adsorbant spécifique à un polluant et permettent de mesurer des concentrations moyennes ;
  • des bio-indicateurs : végétaux sensibles à un ou plusieurs polluants donnés, comme par exemple la plante de tabac qui réagit à l'ozone ;
  • des bio-accumulateurs : végétaux qui accumulent les polluants dans leurs feuilles et qui, après analyse, permettent d'identifier la nature et la quantité de polluant, c'est le cas notamment de la mousse qui réagit à l'oxyde d'azote.

Le guide pour les campagnes de mesure sur une plateforme

En collaboration avec l'ADEME, le STAC a élaboré un guide pour l'évaluation de la qualité de l'air sur un aéroport. Pour y accéder, cliquez sur ce lien.

Mise à jour le 15 novembre 2017