La division Aménagement et Sécurité des aérodromes du STAC assure la conduite d’études relatives aux infrastructures et à l’exploitation sur le plan de la sécurité. Ces études servent essentiellement à fonder les exigences de sécurité des normes techniques nationales et internationales et à en proposer des évolutions. Le cas échéant, elles permettent la recherche de solutions alternatives si les normes ne pourraient être respectées ou conduisent à la production de guides à l’attention des acteurs aéroportuaires.

Les études en cours ou réalisées récemment sont les suivantes :

Le STAC mène des études sur le profil de décélération des avions à l’atterrissage à partir de données enregistrées par les systèmes de surveillance de trafic au sol (multilatération, radar sol et ADS-B). Cette approche novatrice, orientée côté « sol » permet d’avoir une vue d’ensemble sur les atterrissages d’un aéroport contrairement à l’approche classique des compagnies aériennes (analyse des données bord). Ainsi, le STAC a développé une expertise sur l’analyse des trajectoires au sol (position, vitesse, cheminement, temps de roulage).
Une étude, basée sur des données issues de 255 000 atterrissages sur l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, a été menée en 2012-2014. Des indicateurs de vitesse produits par une analyse statistique ont permis d’isoler des profils atypiques qui ont été soumis aux jugements d’experts. Le logiciel de lecture des traces radar ELVIRA de la Direstion des Services de la Navigation Aérienne (DSNA) a reçu un module supplémentaire développé en collaboration avec la Direction de la Technique et de l’Innovation (DTI) pour assister à l’analyse de ces profils.
Suite à une précédente étude du STAC, une note d’information technique (NIT) encadrant les avis sur projets d'installations photovoltaïques à proximité d'aérodromes a été publiée par la DGAC. Pour faciliter la démonstration de conformité des projets aux exigences techniques de cette note, le STAC a développé un protocole d'évaluation la luminance réfléchie par les panneaux photovoltaïques.
Ce protocole permet de définir, pour toute position du soleil, du panneau et d'un observateur, une valeur approchée de la luminance réfléchie à confronter aux seuils définis par la NIT. Le STAC développe une méthode plus générale de démonstration de conformité aux exigences de la NIT à destination des porteurs de projet.

 

Dans le cadre du Plan National d’Adaptation au Changement Climatique, le STAC a été chargé d’étudier la vulnérabilité des aérodromes au changement climatique.
Une étude, menée en trois temps, a déjà permis d’étudier les impacts potentiels du changement climatique sur les infrastructures aéroportuaires, puis de proposer une méthodologie permettant d’évaluer la vulnérabilité des aéroports français aux effets du changement climatique. La dernière phase de l’étude consiste en la construction d’un outil d’évaluation du risque permettant aux exploitants d’aérodromes de mesurer la vulnérabilité des plateformes actuelles aux aléas climatiques attendus.
Parallèlement, le STAC est actif au niveau européen et participe à un groupe de travail sur l’adaptation des aéroports au changement climatique aux côtés d’autres organisations ; cette activité permet au STAC de communiquer, de valoriser son travail et de faire profiter d’autres organisations du travail qu'il a déjà réalisé.

 

Dans le cadre des travaux de révision des distances de séparation des voies de circulation menés par le panel aérodrome, le STAC a réalisé une étude statistique des déviations latérales d’aéronefs de code C, appliquant la méthode des valeurs extrêmes pour évaluer la probabilité d’excursion et de collision avec un obstacle et qualifier le niveau de sécurité associé aux séparations.
Le STAC assiste la Direction des Services de la Navigation Aérienne (DSNA) dans les groupes de travail internationaux relatifs à la turbulence de sillage, traitant notamment de la refonte des catégories d’avions et des séparations minimales associées (projet européen « RECAT-EU » porté par EUROCONTROL).
Suite à une étude menée sur les incidents reportés dans ECCAIRS entre 2006 et 2012, il participe également à un groupe de travail OACI dédié à l’amélioration du système de collecte d’informations sur la turbulence de sillage et la qualité des analyses qui en résultent.
Au regard des problématiques d’aménagement des infrastructures exploitées simultanément par des avions et des hélicoptères, le STAC a conduit des études ayant nécessité de simuler le comportement des tourbillons de sillage générés par un avion ou un hélicoptère, en présence de vent traversier.

 

  • Analyse des données sol des atterrissages
  • Comportement en réflexion des panneaux photovoltaïques
  • Vulnérabilité des aérodromes au changement climatique
  • Séparation des voies de circulation de code C
  • Turbulence de sillage