Les collisions animalières ne sont suivies d’effets que dans 15 % des cas. Cependant, ces incidents classés sérieux correspondent aux collisions ayant entraîné les effets suivants : dommages plus ou moins graves sur la structure ou les moteurs de l’avion mais aussi d’autres incidences sur la sécurité aérienne ou l’exploitation des compagnies aériennes telles que : arrêt moteur ; atterrissage de prudence ; décollage interrompu ; demi-tour ; retards.

En France, sur la décennie 2001-2010, près de 9% des collisions animalières sont jugées sérieuses, et près de 6,5% ont occasionné des dommages. Ces chiffres demeurent inférieures de plus de 10 points aux moyennes observées dans les années 1980-1990. Ces évolutions positives sont à mettre en relation avec l’action conduite par l’Aviation civile et les exploitants d’aérodromes au niveau national.

L’innovation technologique, notamment dans le domaine de la construction aéronautique, est également un puissant levier de réduction des dommages occasionnés sur les aéronefs.  

Cependant, bien que le nombre de collisions sérieuses  affiche une tendance à la baisse, le nombre total de collisions animalières ne cesse d’augmenter  depuis les années 1980. Cette évolution constatée aussi au niveau international peut s’expliquer par un ensemble de facteurs, dont les plus significatifs sont :

▸ La hausse du trafic aérien: Sur ces trente dernières années, il a augmenté en France de 2,6 % (taux moyen annuel lissé sur la période de 30 ans).

▸ L’urbanisation des territoires, qui pousse les animaux, et en particulier les oiseaux, vers des zones de repli telles que les surfaces végétalisées des aérodromes.

▸ L’innovation technologique dans le domaine aéronautique et en particulier dans la conception des moteurs d’avions. Ces améliorations, qui se traduisent notamment par la conception de moteurs plus silencieux et plus performants, augmentent le temps de réaction des oiseaux à l’envol.

▸ L’optimisation des procédures de notification des collisions animalières qui permet d’alimenter plus précisément les bases de données sur les collisions.

 

Taux et nombre de collisions calculés au niveau national sur les aéronefs commerciaux.

Taux et nombre de collisions calculés au niveau national sur les aéronefs commerciaux.
Taux et nombre de collisions calculés au niveau national sur les aéronefs commerciaux.

 

 

 

 

 

 

 

Accidents et incidents marquants

Depuis 1912, plus 90 avions civils ont été perdus dans le monde occasionnant plus de 300 victimes. L’accident majeur le plus récent reste l'amerrissage d'un Airbus A 320 dans l'Hudson à la suite d'une double ingestion de Bernaches du Canada dans les réacteurs.

Plusieurs accidents et incidents marquants se sont produits occasionnant des dommages tant sur le plan matériel que humains.

  • 1ère collision le 7 septembre 1908 : Orville Wright percute un oiseau alors qu’il pilote le Wright Flyer
  • 1ère accident avec des victimes 3 April 1912, Long Beach, Californie
  • Collision avec le plus haut nombre de victimes, 4 octobre 1960, Boston : 62 victimes. Collision causée par des étourneaux sansonnet
  • Collision avec ingestion multiple d’oiseaux (Vanneau huppé). 20 janvier 1995, Paris-Le Bourget, 10 victimes.
  • Collision avec ingestion multiple d’oiseaux lourds (Oies du Canada), 15 janvier 2009, New York. Pas de victimes.
  • Collisions avec mammifères 21 octobre 1976 et 16 septembre 1980. Aux Etats Unis, deux Cessna font des manœuvres pour éviter des gros mammifères sur la piste (vache et cervidé). Les avions crashent et tous les passagers meurent. 

Partie Impactées

Les parties de l’avion les plus impactées lors d’une collision animalière sont respectivement la pointe avant de l’appareil (radôme, nez, pare-brise), les moteurs, les éléments sustentateurs (ailes et empennage), le fuselage et le train d’atterrissage. Le moteur reste la partie la plus sensible aux dommages puisque près de 50% des ingestions graves surviennent sur cet élément.

 

 Répartition des zones impactées par les collisions animalières (Période 1980-2014. Source Pica)

 

Phases de vol

En France, plus de 80% des collisions se produisent pendant l’atterrissage et le décollage. Ce pourcentage atteint 90% au plan international.

Les incidents sérieux sont deux fois plus nombreux au décollage qu'à l'atterrissage.

 

Répartition des collisions en fonction de la phase de vol (Période 1980-2014. Source Pica)

 

Mise à jour le 18 décembre 2017