2 - Répartition des incidents par aérodromes

Paris-Charles de Gaulle

Graphe 1

Sur cet aérodrome, les nombres et les taux de collisions sont aussi particulièrement bas ces cinq dernières années par comparaison aux années 1992-93 où l’on enregistrait 10 à 12 réacteurs endommagés par an pour 140 collisions répertoriées.

Le taux très élevé de collisions où l’espèce n’est pas identifiée (36%) provient des difficultés rencontrées pour récupérer les restes d’oiseaux en piste (trop de trafic) et d’un problème de report d’informations.

Notons sur le graphe 4 l’augmentation des collisions avec les Pigeons en 2005, souvent lâchés par des colombophiles pour des concours. Cette espèce est à l’origine d’une bonne partie des incidents sérieux du fait des cultures autour de l’aéroport et d’une plantation de résineux qui occasionnent des traversées de piste.

Mais l’augmentation la plus significative concerne les Hirondelles et Martinets quasiment impossibles à éloigner. Enfin, des collisions avec un cygne (10 kg) et des sangliers ont aussi été constatées au cours de cette période.

Graphe 2

Graphe 3

Graphe 4


14/01/2010 - source STNA

Pour les aérodromes métropolitains les plus importants, l’interprétation des données est faite plus en détail pour chacun d’eux dans les fiches ci-contre.

Les incidents sérieux et les moteurs endommagés présentés dans les graphiques concernent tous les avions qui fréquentent ces aérodromes, sauf les avions militaires.

Seules les collisions s’étant produites en dessous de 500 pieds au décollage et de 200 pieds en finale ont été « attribuées » aux aérodromes concernés. Les oiseaux morts, récupérés sur les pistes ont aussi été comptabilisés dans cette analyse.

Le taux moyen national des rencontres d’oiseaux enregistré sur les aérodromes français sur les dix dernières années est proche de 5 pour 10 000 mouvements commerciaux ; ce taux est identique au taux moyen européen publié par l’International Bird Strike Committee enregistré sur la plupart des aéroports internationaux européens.

Ce taux figure en bleu sur les graphes 2 permettant ainsi de « situer » les aérodromes par rapport à cette moyenne.

Le taux moyen national d’incidents sérieux calculé sur la même période est proche de 0,5 pour 10.000 mouvements et figure en violet sur les graphes 2 pour chacun des aérodromes abordé.