Face à la disparition progressive des prairies naturelles, riches en biodiversité, la création et le développement de filières de semences autochtones issues de ressources locales sont fortement encouragés.
La Stratégie Nationale pour la Biodiversité (SNB) souligne que les espaces aéroportuaires représentent environ 500 km² de prairies fauchées favorables à la conservation et à la restauration de ces milieux.
Préservés du développement urbain, ces espaces sont des milieux propices à la récolte de semences notamment grâce à leur :
Composition et gestion extensive: proches des prairies naturelles, souvent non-fertilisées et pauvres en nutriments donc présentant une diversité intéressante ;
Grandes surfaces planes: faciles à récolter à l’aide de brosseuses ou moissonneuses.
Cette pratique est déjà mise en oeuvre sur plusieurs aéroports en partenariat avec les Conservatoires d’Espaces Naturels (CEN) et le réseau des Conservatoires Botaniques Nationaux (CBN).
LES ENJEUX POUR LA BIODIVERSITÉ
Le semis de graines sauvages locales récoltées peut permettre :
- Une meilleure résilience des prairies face aux conditions climatiques locales et aux maladies ;
- Une meilleure préservation du patrimoine génétique ;
- Une atténuation de la prolifération des espèces exotiques qui peuvent devenir envahissantes ;
- Une mise à disposition d’une ressource adaptée à la faune locale.
Ces bénéfices potentiels dépendant toutefois de la mise en oeuvre de pratiques d’entretien adaptées (fauche avec export des résidus).
Le label « Végétal local », propriété de l’Office Français pour la Biodiversité (OFB), permet de structurer la filière de végétaux sauvages et locaux. La carte de référencement des sites sources, créée par le CBN et gérée par le réseau Végétal local, recense et géo-référence les sites potentiels de collecte pour faciliter la mise en relation entre gestionnaires de parcelles et opérateurs de récolte.
Les graines récoltées sont destinées aux acteurs locaux dans un objectif de restauration des milieux naturels.
Pour un gestionnaire d’aérodrome, devenir site source :
- lui permet de contribuer concrètement à la restauration durable des écosystèmes localement ;
- lui offre la possibilité de constituer ses propres semences pour réensemencer des parcelles de l’aérodrome, par exemple après travaux ;
- ne nécessite ni compétences botaniques pour identifier les espèces présentes ni ressources supplémentaires pour la conduite de la récolte qui sera réalisée par les opérateurs.
| Éditeur | STAC |
|---|---|
| Année de parution | 2026 |
| Format | A4 |
| Nombre de pages | 2 |
